Naissance de l’idée, intention
Des troncs se présentent tels de gigantesques squelettes, suscitant une confusion entre le végétal, l’animal et le minéral, au moment où seule reste la structure de leurs corps. Par leurs déchirures, ils font apparaitre un bois en décomposition avancée, dans des couleurs entre oranges, rougeâtre et brun bleu. Par le travail du sol, l’arbre qui se désagrège devient humus et vie. Le projet est axé sur cette circulation entre des états différents, qui entraine dans sa danse de décomposition / recomposition tant les végétaux que les humains. Un mot pourrait capter tout cela : ghyom. Le mot latin humus, tout comme celui d’homo (homme) proviennent de la racine indo-européenne ghyom (terre). Une manière de réinscrire l’humain dans la pluralité du vivant, de réassocier des réalités.
Réalisation
Série en cours.
Sélection d’œuvres
Naissance de l’idée, intention
En histoire de l’art, la chinoiserie est un style décoratif européen des 17ème et 18ème siècles qui réinterprète de manière fantaisiste l’art de l’Extrême-Orient, mettant en avant l’exotisme et la légèreté.
Inversion de la chinoiserie, je choisis de nommer occidentaleries un style artistique fictif qui réinterprète, de manière fantaisiste et critique, les motifs, symboles et valeurs de l’Occident. Par des compositions évoquant l’équilibre menacé, ce style donne à voir des modes tout à la fois idéalisés et dont on pressent la précarité. En effet, ce qui soutient ces modes de vie, ce sont des fonctionnements et des tendances qui façonnent les sociétés occidentales : artificialisation des modes de vie et soif paradoxale de reconnexion à soi et à la nature, mutations de l’individualisme, consumérisme, extractivisme, financiarisation de l’économie, place omniprésente du numérique et des réseaux sociaux, baisse de la natalité et vieillissement, statut nouveau de l’animal… Ce travail prend appui sur des travaux de prospective que je mène de longue date.
Réalisation
Série en cours.










